Au cœur de cette trilogie, c’est l’individu-manager qui est sollicité par le coaching dans ses questions de positionnement, de développement, de management ou de stratégie.
Les formes d’encadrement et de management évoluent, le commandement s’effaçant au profit de la stimulation, de la mobilisation, de la responsabilisation. Dès lors, le pouvoir hiérarchique investit de nouvelles règles relationnelles incite les managers à réinterroger leurs modes comportementaux et communicationnels.
Dans ce cadre, le coaching, ni formation, ni thérapie, selon les besoins de chacun vise à travailler les multiples dimensions du management moderne.
Le leadership : tendre vers le prestige et la capacité à faire adhérer, propriétés fondamentales du leadership, il s’agit de conjuguer conscience de soi, confiance en soi, dépassement d’auto-limitations, et affirmation de son autorité personnelle. L’autorité ici est prise dans son étymologique (autor, ce qui augmente), dans l’être plutôt que dans l’avoir.
Les modes relationnels : à la connaissance de soi, de ses modes relationnels, de ses affects, des caractéristiques de ses modes managériaux, s’ajoutent la conscience et la connaissance des autres propres à construire des dynamiques sociales où chacun se retrouve, dans son autorité de compétences, dans ses aspirations.
La libération des potentialités : accéder à ses qualités, son talent, ses compétences enfouies, parfois étouffées par ses processus de défenses, pour en faciliter la pleine expression. Aller à la rencontre de soi, retrouver ses forces singulières créatrices de valeurs ajoutées, s’inscrivent dans les dimensions d’un coaching favorisant développement personnel et professionnel.
La compréhension de son environnement : l’analyse de soi, de l’usage de soi, de ses désirs, volontés et aspirations, permettent de réinterroger sa place dans l’organisation, voire, son utilité dans la Société, comme face à ses hiérarchiques, pairs et subordonnés. Répondre, de sa place, à la perte de sens si souvent manifestée ici ou là, réinvestit une authenticité forgeant le besoin de cohérence et d’unité désamorçant les conflits intérieurs qui rongent chacun.
Les pratiques quotidiennes : réinterroger ses pratiques, méthodes, comportements, modes décisionnels, ce qui est efficace, ce qui crée résistance chez soi, chez l’autre, sont autant de dimensions clefs que la complexité du monde et des organisations questionne de façon continue.
L’efficacité : c’est la résultante des points précédents. Elle interroge l’évaluation, donc la valeur, sa valeur contributive au bien commun, à soi, aux objectifs attendues par soi et par les autres.
Le coaching ici vise donc à améliorer son professionnalisme en densifiant la cohérence entre soi dans son identité singulière (intégrant compétences, qualités, talent, aspirations, désirs…) et son environnement professionnel, par la manifestation d’un sens en tant que signification (de soi et de ses actes) et direction (orientation vers des visées partagées, significatives). |